Les Adrets de l'Estérel

Quelques figures marquantes des Adrets

Parlons maintenant de ce qui fit la renommée controversée du village : l’Auberge des Adrets et le brigandage du fameux voleur de grands chemins, Gaspard de Besse. Un autre personnage étrange marqua la vie de notre village : le Baron de l’Espée.

L’Auberge des Adrets

C’est actuellement un hôtel, qui fut autrefois un relais de poste, rebâti en 1653 par un certain Laugier et restauré en 1898. Ce relais était situé entre deux points de la côte (Mandelieu et Fréjus) parce qu’il se trouve à une quinzaine de kilomètres des deux lieux et que les chevaux ne pouvaient parcourir plus que cette distance.Face à l’Auberge, les bâtiments abritaient le fourrage et les équipages, soit 40 chevaux et 8 paires de bœufs. Mais le relais a été abandonné à l’arrivée du chemin de fer vers 1865.

La maison située en face de l’Auberge fut une gendarmerie jusqu’en 1907. L’auberge est toujours un haut-lieu de la gastronomie.

La route du brigandage

La route de l’Estérel fut longtemps la seule permettant le trafic avec Nice et l’Italie. Menacée par les brigands très souvent, elle faisait l’objet d’une expression : « Passer le pas de l’Estérel », expression encore employée par les vieux habitants de La Bocca.

L’endroit le plus dangereux se trouvait aux approches du Mont Vinaigre. Ce mont est le plus haut du massif de l’Estérel, il culmine à 618 m. Le panorama est magnifique : par temps clair, on peut voir, à l’est, jusqu’à l’Italie, à l’ouest, jusqu’à Aix-en-Provence et même parfois on aperçoit la Corse. Pourquoi  » vinaigre  » ? Cela serait peut-être un dérivé du mot  » vent  » puisque le mistral souffle beaucoup dans la région, ou bien cela vient-il du fait qu’il existe une plante appelée  » vinaigre  » qu’on trouve sur le massif ?

Les diligences suivaient alors le chemin (GR 49) qui, partant de la N7, carrefour du Logis de Paris, passe devant la maison forestière du Malpey (mauvais Pas).

Ce massif fit donc la terreur des voyageurs jusqu’à la fin du XIXème siècle. Au XVIIème et XVIIIème siècles, c’était le refuge des forçats, échappés du bagne de Toulon. Au siècle dernier, les braconniers y trouvaient de quoi satisfaire leurs besoins.

Au cours du dernier grand conflit mondial, il fut le refuge de la Résistance, si bien que les nazis n’hésitèrent pas à provoquer un gigantesque incendie, en 1943, pour déloger les maquisards qui s’y étaient retirés.

Un célèbre brigand : Gaspard de Besse

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Le plus connu des brigands était Gaspard de Besse, dont les exploits ont été enjolivés par la légende.

De son vrai nom Gaspard Bouis, il est né à Besse-sur-Issole, le 9 février 1757, d’où son surnom « Gaspard de Besse ». Fils de forgeron, il travaillait avec son père, menait une vie tranquille avec ses compagnons avec lesquels il faisait souvent la fête.

Un jour qu’il s’amusait avec ses amis dans une petite auberge et qu’il avait trop bu, il signa involontairement son engagement dans la maréchaussée. Le lendemain, lorsqu’il se rendit compte de ce qu’il avait fait et comme cette vie n’était pas faite pour lui, il déserta. Il partit se cacher dans les bois avec ses amis déserteurs comme lui. Il devint le chef de la bande.

Leur spécialité consistait à intercepter les diligences pour rançonner les voyageurs, mais, joli garçon, Gaspard se montrait toujours très empressé avec les dames. Il volait les riches pour donner aux pauvres, et tout cela en douceur. C’était le  » Robin des bois  » de l’époque. Sa devise : « Effrayez mais ne tuez jamais ».

Trouvant un abri sûr dans le massif de l’Estérel, il installa son quartier général à l’auberge des Adrets. Cependant son territoire de prédilection s’étendait plutôt aux gorges d’Ollioules et au bois de Cuges.

Gaspard semait dans l’esprit du peuple des idées pré-révolutionnaires.Et arriva ce qui devait arriver : il fut arrêté une première fois par la maréchaussée de Draguignan en 1779. Il avait 22 ans. Gaspard décida que ce n’était pas son heure. Il n’attendit pas l’exécution de la sentence et s’échappa pour retourner dans sa grotte du Mont Vinaigre.

Malheureusement, il fut arrêté de nouveau dans une auberge de la Valette du Var. Il fut jugé à Aix-en-Provence, et cette fois il ne réussit pas à éviter sa peine : il fut roué vif en place publique le 25 octobre 1781, à l’âge de 24 ans.

Ainsi s’achève son histoire, sa légende. Mais son esprit est toujours là, dans la forêt de l’Estérel.

Un autre curieux personnage fait parler de lui : Le Baron Albert de l’Espée

Dans les années 1880, un personnage original a fait construire sa maison de maître au Collet du Sarde où il en reste quelques ruines.

C’était le baron Albert de l’Espée, fils du gouverneur de la région de Metz sous Napoléon III. Le baron avait plusieurs demeures : aux Adrets, à Quiberon, dans le Jura et à St Vallier. Quand il était absent, il écrivait à ses employés, leur dictant ses ordres pour la maison et ses chiens.C’était un bon chasseur, grand ami des chiens et fervent défenseur de la propreté ! Jugez-en plutôt : Dans son chenil entièrement carrelé et charpenté de chêne, il ne faisait donner à ses chiens que de la viande fraîche, des oeufs frais pour les chiots, ou de 2 jours maximum pour les plus âgés.

Refusant de boire l’eau de la source des Adrets, il envoyait chercher l’eau à Théoule. Mais ses domestiques, le plus souvent, s’arrêtaient au pont de l’Estérel, où coule une très belle source, passaient la journée tranquillement, et revenaient le soir leurs tonneaux pleins !

Très maniaque, il faisait nettoyer le matelas de son lit avec de l’alcool de menthe, assainissait les pièces avec du camphre, et ne tolérait pas que son linge soit lavé avec une autre eau que celle de Théoule.

Cet homme voyageait par chemin de fer, emportant avec lui son lit, son linge bien emballé, son pétrin pour faire son pain, et toute sa vaisselle. Il grillait lui-même son café, et avait sa propre vache pour le lait frais, vache à laquelle il construisit un cabanon personnel. Sacré personnage !

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